Une bévue de plus qui pourrait légitimement soulever une bronca générale. Mais à force d'habituer l'opinion, cette dernière semble se résigner et ce, à mon grand désarroi. Certes, mon dépit se révèle bien peu de chose cependant j'ai pu rattrapper un sourire à la lecture du communiqué de Martine Aubry.
Ainsi, le Ministre de l'Intérieur fait fi de la nécessaire cohésion entre le travail des forces de police et celui, non moins ingrat, des magistrats. Monsieur le Minitre de l'Intérieur estime que la décision rendue au Tribunal de Bobigny et condamnant à de la prison ferme 7 policiers ayant usé de leurs statuts pour produire des faux et inquiétés un innocent, s'avérait "sévère".
Encore un Ministre en exercice qui voudrait exercer une pression sur des juges pourtant impartiaux. Enfin, ce à quoi la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 nous confine. Largement inspirée par Montesquieu, la DDHC, texte de valeur constitutionelle, soumet la séparation des pouvoirs en trois. Ce fameux trio : Pouvoir Judiciaire, Pouvoir Législatif et Pouvoir Exécutif.
D'un revers de main, et il ne s'agit pas d'une première, ces principes sont bafoués. Ceux là même qu'ils défendent orgueilleusement lorsque cela sert leurs intérêts.
Je ne donnerai pas mon avis sur le fond même de l'affaire (je ne la connais pas), même si je ne peux que penser, qu'à mes yeux, cela reflète l'état d'esprit dans lequel se trouve évoluer les forces de l'Etat censées, pourtant, être les garantes de nos lois et principes. Un fait hors la loi a été commis, ce dernier doit être jugé. Justice a été rendue puisque ce fait a été condamné.
Après la fronde des flocons, qui a plongé ce gouvernement dans un ridicule particulier. Le ridicule ne tuant pas, il continue sur cette pente dangereuse : celle des lignes infranchissables qui le deviennent et ce, dans une certaine indifférence.
Je le disais, l'inquiétude grandit toujours chez moi et j'aspire à l'urgence du changement.
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